Qu'est-ce que un témoin dans la ville ?

Un témoin dans la ville est un film policier de production franco-italienne, réalisé par Édouard Molinaro sorti en 1959.

Résumé détaillé

L'industriel Pierre Verdier se dispute avec sa maîtresse Jeanne avant de la tuer en la précipitant d'un train en marche. L'homme obtient un non-lieu au bénéfice du doute et repart libre. Quelques jours plus tard, Verdier rentre chez lui en voiture mais une collision sans gravité avec un autre automobiliste dans le Bois de Boulogne, le contraint à continuer à pied en pleine nuit. Au même moment, le mari de la victime, Ancelin, entre par effraction au domicile de Verdier 14, rue Saint-Claude dans le 17e1. Déterminé à venger le meurtre de sa femme malgré le fait qu'elle l'ait trompé, Ancelin attend Verdier, qui arrive peu de temps après. Après avoir appelé un radio-taxi2, Verdier se trouve face à face avec Ancelin, qui l'étrangle. Ancelin maquille son forfait en suicide en plaçant un nœud coulant autour du cou de sa victime. Alors qu'il quitte l'immeuble, Ancelin se heurte à Lambert, le chauffeur de radio-taxi venu chercher Verdier. Ancelin s'esquive, malgré l'insistance de Lambert qui croit d'abord avoir affaire à son client, avant de penser qu'il s'agit d'une erreur. Ancelin se ravise et revient pour éliminer un témoin gênant, mais le taxi s'éloigne. Il a cependant le temps de noter son numéro d'immatriculation.

Annulant un voyage, Ancelin s'installe dans une chambre d'hôtel et loue une Simca Aronde P60. Le patron du garage de location lui précise qu'il n'y a dans le réservoir que cinq litres d'essence ; ce dont Ancelin semble ne pas se soucier3.
Il retrouve la trace de Lambert et le voit se rendre dans un café en compagnie de collègues et d'une opératrice des radio-taxi, Liliane, la fiancée de Lambert. Le couple prend le métro, suivi de près par Ancelin. Liliane descend la première. Ancelin est tenté de pousser Lambert sous une rame, mais il se ravise. Alors qu'Ancelin est posté devant le domicile du chauffeur de taxi, Liliane rend visite à Lambert avec un journal parlant du « suicide » de Verdier car elle sait que Lambert a été appelé à cette adresse cette nuit-là et qu'il s'est trouvé en face d'un inconnu. Elle insiste pour que Lambert aille à la police, mais celui-ci préfère ne pas s'en mêler.

Après plusieurs tentatives, un soir, Ancelin réussit à monter dans le taxi de Lambert en tant que client. Lambert reconnaît Ancelin à la lueur d'un briquet et décroche discrètement le téléphone qui le relie au standard des radio-taxis afin d'être entendu par le standard. Liliane, le directeur du service de taxis et une partie du personnel entendent avec angoisse la discussion entre Ancelin et Lambert. Après un petit tour de la ville, Lambert tente en vain de provoquer un accident. Ancelin le tire hors de la voiture, puis les répartitrices entendent un coup de feu.

Ignorant que la radio-téléphonie est toujours connectée, Ancelin monte dans le taxi de Lambert, qu'il vient de tuer, et quitte les lieux du crime. Le répartiteur en chef ordonne à tous les chauffeurs de poursuivre la voiture de Lambert. Des dizaines de voitures arrivent sur les lieux mais il s'échappe. Une des collègues de Lambert, Germaine, retrouve sa trace et le prend en chasse, mais Ancelin provoque un accident où cours duquel Germaine, blessée, perd connaissance.

Ancelin, également blessé, rejoint à pied sa voiture de location puis arrive à son hôtel, mais la réceptionniste, voyant des traces de sang, informe la police. A l'arrivée de celle-ci, Ancelin s'échappe par la fenêtre et s'enfuit en voiture. Cependant, les chauffeurs de taxi retrouvent sa trace. Après une autre collision avec un taxi, Ancelin ne peut plus conduire. Il se cache dans le Jardin d'acclimatation. Là-bas, Raymond, un chauffeur de taxi qui a trente ans de maison et qui a retrouvé sa trace lui tire dessus. Ancelin s'écroule mais se débarrasse de Raymond et récupère son arme. Les chauffeurs de taxi, toujours guidés par le central téléphonique, le rattrapent et l'encerclent, tous phares allumés au milieu d'une place.
Ancelin refuse de se rendre et, brandissant son pistolet dont les munitions sont épuisées, provoque la riposte des tirs de la police sous lesquels il meurt.

Fiche technique

Distribution

Un hymne à la 403 Peugeot

Ce film gravite largement autour de la corporation des chauffeurs de taxis parisiens. Lorsque l'un des leurs est assassiné, ils se mobilisent en masse pour retrouver l'assassin, et c'est un ballet de 403 Peugeot lancées à toute allure dans les rues de la capitale afin de faire justice. . Ici, elles sont traitées sur un mode héroïque, voire sacrificiel, et elles seront l'instrument du dénouement spectaculaire, tous phares braqués sur le criminel agonisant.

Production

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Sortie et accueil

Réception critique

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Box-office

Sorti le dans une combinaison de départ de vingt-trois salles, Un témoin dans la ville connaît un démarrage correct avec plus de la semaine de sa sortie, le hissant en troisième place du box-office. Néanmoins, le long-métrage peine à se stabiliser se contentant de totaliser près de durant les trois semaines suivantes, l'approchant des depuis sa sortie. Pendant trois mois à l'été 1959, le film n'apparaît pas dans le top 30 hebdomadaire, avant d'y revenir de manière irrégulière entre le 30 septembre et le 27 octobre 1959, où il atteint le seuil maximal de salles dans l'année de sa sortie et lui permettant de frôler les .

Pour sa première année d'exploitation, Un témoin dans la ville totalise , le classant à la 71 place du box-office annuel de 19594. L'année suivante, le film continue son exploitation de manière limitée avec supplémentaires, portant le cumul à 5. En fin d'exploitation, le long-métrage termine avec un total de en France, dont sur Paris6.

<table> <caption>Box-office détaillé de la première année d'exploitation du film, semaine par semaine, en <a href="Box-office_France_1959" title="wikilink">France</a> <small>Sources : <a href="http://boxoffice-archives.eklablog.com/bo-hebdo-france-1959-c29238750/20">« BO hebdo France 1959 »</a> sur <em>Box-Office Archives</em>, d'après le <a href="Centre_national_du_cinéma_et_de_l&#39;image_animée" title="wikilink">CNC</a>.</small></caption> <thead> <tr class="header"> <th><p>Semaine</p></th> <th><p>Rang</p></th> <th><p>Entrées</p></th> <th><p>Cumul</p></th> <th><p><small>Salles</small></p></th> <th><p>du box-office hebdo.</p></th> </tr> </thead> <tbody> <tr class="odd"> <td><p>1</p></td> <td><p><small>6 au 12 mai 1959</small></p></td> <td><p>3</p></td> <td><p>143 399</p></td> <td><p>143 399</p></td> <td><p>23</p></td> </tr> <tr class="even"> <td><p>2</p></td> <td><p><small>13 au 19 mai 1959</small></p></td> <td><p>15</p></td> <td><p>55 028</p></td> <td><p>198 427</p></td> <td><p>20</p></td> </tr> <tr class="odd"> <td><p>3</p></td> <td><p><small>20 au 26 mai 1959</small></p></td> <td><p>10</p></td> <td><p>59 327</p></td> <td><p>257 754</p></td> <td><p>20</p></td> </tr> <tr class="even"> <td><p>4</p></td> <td><p><small>27 mai au 2 juin 1959</small></p></td> <td><p>17</p></td> <td><p>37 329</p></td> <td><p>295 083</p></td> <td><p>13</p></td> </tr> <tr class="odd"> <td><p>5</p></td> <td><p><small>3 au 9 juin 1959</small></p></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> </tr> <tr class="even"> <td><p>6</p></td> <td><p><small>10 au 16 juin 1959</small></p></td> <td><p>11</p></td> <td><p>33 083</p></td> <td><p>332 989</p></td> <td><p>6</p></td> </tr> <tr class="odd"> <td><p>Entre le 17 juin au 29 septembre 1959, le film ne figure pas dans le top 30 hebdomadaire.</p></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> </tr> <tr class="even"> <td><p>22</p></td> <td><p><small>30 septembre au 6 octobre 1959</small></p></td> <td><p>18</p></td> <td><p>52 862</p></td> <td><p>507 646</p></td> <td><p>15</p></td> </tr> <tr class="odd"> <td><p>23</p></td> <td><p><small>7 au 13 octobre 1959</small></p></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> </tr> <tr class="even"> <td><p>24</p></td> <td><p><small>14 au 20 octobre 1959</small></p></td> <td><p>9</p></td> <td><p>88 196</p></td> <td><p>625 002</p></td> <td><p>29</p></td> </tr> <tr class="odd"> <td><p>25</p></td> <td><p><small>21 au 27 octobre 1959</small></p></td> <td><p>13</p></td> <td><p>74 262</p></td> <td><p>699 264</p></td> <td><p>28</p></td> </tr> <tr class="even"> <td><p>Entre le 28 octobre au 31 décembre 1959, le film ne figura pas dans le top 30 hebdomadaire.</p></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> </tr> <tr class="odd"> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> <td></td> </tr> </tbody> </table>

Box-office détaillé de la première année d'exploitation du film, semaine par semaine, en France <small>Sources : « BO hebdo France 1959 » sur Box-Office Archives, d'après le CNC.</small>

Notes et références

Voir aussi

Liens externes

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Footnotes

  1. Aujourd'hui rue Belidor

  2. Indicatif Port-Royal 89-89 de la compagnie GAT, l'une des toutes premières à utiliser la radio-téléphonie à Paris

  3. Peut-être estime-t-il qu'il n'aura pas à rouler plus de cinquante kilomètres ? De fait, il ne cherchera à aucun moment à refaire le plein.

  4. .

  5. .

  6. . Source d'origine : un témoin dans la ville. Partagé avec Licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0

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