Qu'est-ce que richard jewell ?

Richard Allensworth Jewell est un policier et agent de sécurité américain, né le à Danville et mort le à Woodbury. Il est connu pour avoir déjoué l'attentat du parc du Centenaire pendant les Jeux olympiques d'été de 1996.

Agent de sécurité dans le parc du Centenaire à Atlanta pendant les Jeux olympiques, il découvre dans la nuit du 26 au un sac à dos vert contenant une bombe artisanale. Premier intervenant, il alerte la police et commence à évacuer la zone avant l'explosion de la bombe. Héros anonyme, Jewell ne le reste que quelques heures avant d'être retrouvé par CNN qui lance sa tournée médiatique. Interrogé par les grands médias américains, il connaît son heure de gloire.

Trois jours après l'attentat, il est suspecté par le FBI d'être le poseur de bombe. Son nom fuite dans les médias qui diffusent son portrait en continu en le présentant comme le principal suspect de l'attentat. Sa vie est bouleversée par ce lynchage médiatique, avant qu'il ne soit définitivement acquitté après la naissance de son accusation publique. Menacés ou poursuivis judiciairement par Jewell et son équipe d'avocats, une large majorité des médias trouve un accord financier avec l'agent de sécurité.

Redevenu policier dans de petites villes de l'État de Géorgie, il y retrouve un quotidien ordinaire. En 2006, le gouverneur Sonny Perdue le remercie publiquement de la part de l'État pour les vies qu'il a sauvées lors des Jeux olympiques d'Atlanta. Il meurt en 2007 d'une défaillance cardiaque à la suite de complications de son diabète.

Jeunesse

Richard White naît le à Danville dans l'État de Géorgie aux États-Unis1. Il est le fils unique de Barbara, dite « Bobi », et de Robert Earl White, qui travaille pour Chevrolet2. Ses parents se séparent et divorcent quand il a 3. Sa mère travaille comme coordinatrice des réclamations pour une entreprise d'assurance où elle rencontre son deuxième mari, John Jewell, un cadre de la société4. Peu après ce mariage, John Jewell adopte Richard qui prend son nom5. La famille est de confession baptiste. Proche de sa mère, Richard est éduqué avec sévérité. Alors qu'il a , la famille déménage à Atlanta6.

Enfant discret, Richard Jewell a peu d'amis et aide ses professeurs7. Il étudie au lycée Towers dans le comté de DeKalb8. Il souhaite travailler dans le secteur de l'automobile et choisit de poursuivre ses études dans une école technique spécialisée du Sud de la Géorgie9. Trois jours après son arrivée à l'école, son père adoptif quitte le foyer familial après avoir indiqué dans une lettre qu'il est un raté10. Richard retourne vivre avec sa mère et prend un travail de réparateur automobile11.

Richard Jewell change de métier pour le poste de gérant d'une boutique de vente de yaourts glacés TCBY12{{,}}13. À , il devient employé du département des fournitures de la américaine14. Il y est surnommé pour son efficacité15. Ses efforts lui permettent d'obtenir rapidement une promotion et de superviser la salle des fournitures et celle du courrier16. Lorsque son contrat prend fin, il devient détective pour un hôtel Marriott17.

Débuts dans la police

Ayant l'ambition de devenir policier, Richard Jewell obtient un emploi comme gardien de prison dans le comté de Habersham en 199018. Il travaille également comme agent de sécurité dans un complexe d'appartements du comté de DeKalb où il vit jusqu'à son décès19. Le matin du , il reçoit des plaintes pour une bagarre dans le jacuzzi du complexe20. Jewell s'arme d'un pistolet de calibre , prend ses menottes et arrête un homme de pour ivresse21. Il le menotte bien qu'il n'ait pas le pouvoir d'arrêter quelqu'un22. Lorsque les agents de police arrivent, ils emmènent Jewell au poste pour usurpation de fonction23. Plus de du complexe immobilier signent une lettre de soutien à Jewell qui plaide coupable24. Évalué psychologiquement, il garde son emploi à la prison25. Quelques mois plus tard, il est promu adjoint du shérif26. En 1995, il a un accident alors qu'il conduit une voiture de police en poursuivant un véhicule qu'il estime suspect27. Le shérif doute de sa version et le rétrograde28. Jewell n'accepte pas cette rétrogradation et démissionne29.

Agent de sécurité

vignette|alt=Un pont pédestre fer sur lequel est inscrit « Piedmont
College, Demorest, Georgia ».|Richard Jewell travaille à l'université
Piedmont de
Demorest entre 1995 et
1996.

En , Richard Jewell accepte un emploi d'agent de sécurité à l'université Piedmont de Demorest30{{,}}31. Les dirigeants de l'université le jugent trop zélé, Jewell écrivant de longs rapports détaillés sur des incidents mineurs32. L'université lui reproche un excès de vitesse hors du campus avec un véhicule de sécurité de l'université, ainsi que d'avoir arrêté des voitures sur les routes pour vérifier l'ivresse potentielle des conducteurs33. L'université lui demande de démissionner, ce qu'il fait le 34{{,}}35.

Richard retourne vivre chez sa mère et obtient un poste d'agent de sécurité au parc du Centenaire pour les Jeux olympiques d'été de 1996 à Atlanta36{{,}}. Il compte utiliser cette expérience pour se créer un réseau dans le milieu de la police d'Atlanta et tenter d'y obtenir un emploi37. La première semaine des Jeux se déroule bien pour Richard Jewell qui travaille de nuit au parc olympique du Centenaire sur des créneaux de 38. Il y rencontre des policiers d'Atlanta, a une bonne vue sur les concerts de nuit de la scène principale, aide les gens à se diriger vers le métro ou encore à retrouver leurs proches39. Le joueur de basket-ball Charles Barkley passe même juste à côté de lui40.

Jeux olympiques d'Atlanta

Héros

Dans la nuit du 26 au , Richard Jewell est attiré par un groupe de jeunes hommes ivres assis sur des bancs devant la tour de son de la principale scène du parc du Centenaire41. Les jeunes lancent des canettes de bière sur la tour42{{,}}43. Jewell appelle l'agent spécial Tom Davis pour raisonner le groupe de jeunes44{{,}}45. Alors qu'ils partent, Jewell aperçoit un gros sac vert, de style militaire, abandonné sous un banc46{{,}}47{{,}}48{{,}}49{{,}}50. Ensemble, Davis et Jewell cherchent le propriétaire du sac mais personne ne répond positivement51{{,}}52. Richard Jewell alerte par radio son supérieur de la présence d'un sac suspect53. À , Davis suit la procédure et appelle l'équipe de déminage puis les deux hommes créent un périmètre de autour du sac suspect pour qu'elle puisse intervenir54. Une minute plus tard, un appel au 911 prévient les quartiers généraux de la police d'Atlanta qu'une bombe va exploser au parc55{{,}}56.

Richard Jewell monte dans les étages de la tour de son pour prévenir les techniciens de la situation57. Lorsqu'il retourne à proximité du sac suspect, l'équipe de démineurs regarde à l'intérieur du sac à l'aide d'une lampe et découvre une bombe de grande taille58. Les agents arrivés sur place commencent à faire évacuer la zone59. Jewell s'occupe de l'évacuation de la tour son, entièrement vide au moment de l'explosion à , quelques instants après le départ de l'agent de sécurité60. L'explosion projette Jewell vers l'avant, le fait tomber sur les genoux et les mains61. La bombe cependant provoque la mort de deux personnes et en blesse 110, dont plusieurs gravement 62.

Lorsque le FBI de Géorgie tient une conférence de presse quelques heures après l'attentat, Tom Davis indique, sans le nommer, qu'un agent de la sécurité d'AT&T lui a signalé un colis suspect dans la zone de l'explosion. Intéressé, un producteur de la chaîne de télévision CNN, Henry Schuster, cherche et trouve l'agent en question : Richard Jewell. Au soir de l'attentat, il est interviewé sur son rôle dans cet événement. L'entrevue est diffusée en boucle sur la chaîne qui couvre les Jeux olympiques63. Le lendemain matin, dimanche , Bryant Steele, le responsable des relations publiques de la marque AT&T, conduit Jewell à un interrogatoire de avec le FBI pour formaliser tout ce qu'il a vu la veille64. L'agent de sécurité enchaîne les apparitions médiatiques dans les heures qui suivent, poussé par la société AT&T qui espère en tirer un impact positif. Il enregistre une nouvelle interview avec CNN puis USA Today et The Boston Globe65. Le lundi après-midi, Richard Jewell profite avec sa mère de billets offerts par AT&T pour une rencontre olympique de baseball dans l'Atlanta-Fulton County Stadium66.

La journaliste Katie Couric lui demande s'il se sent comme un héros lors de la réouverture du parc du Centenaire. Il répond qu'il se sent comme quelqu'un qui a fait son travail et qui était au bon endroit au bon moment67.

Accusé

Le FBI détermine un profil de l'accusé avec des méthodes de profilage criminel et rapproche cette affaire de celle d'un agent de sécurité ayant trouvé une bombe dans un bus lors des Jeux olympiques d'été de 1984 à Los Angeles alors qu'il l'avait lui-même posée{{,}}68{{,}}69. Les policiers voient ce « complexe du héros » comme un mobile potentiel{{,}}70{{,}}71, variante du syndrome de Münchhausen72. Dans le même temps, en voyant son ancien employé à la télévision, le président de l'université Piedmont, le W. Ray Cleere, contacte le FBI pour les informer de plusieurs incidents mineurs impliquant Jewell lors de son précédent emploi et confirme qu'il peut correspondre au profil établi73{{,}}. Les enquêteurs du FBI se concentrent alors sur Richard Jewell et examinent la possibilité qu'il ait lui-même posé la bombe pour la trouver et obtenir un meilleur emploi dans la police74{{,}}.

Il devient le principal suspect de l'enquête75{{,}}76{{,}}77. Plusieurs éléments viennent étayer l'hypothèse de la culpabilité de l'agent de sécurité. Des témoins indiquent que Jewell possède un sac à dos similaire à celui utilisé pour dissimuler la bombe depuis son passage comme agent du comté de Habersham, où il a par ailleurs reçu un entraînement relatif aux bombes artisanales78{{,}}79{{,}}80. Les enquêteurs cherchent ce sac mais ne le trouvent pas81. Un ancien voisin de Jewell déclare qu'il a entendu une forte explosion dans les bois à proximité du domicile loué par l'homme avant qu'il ne retourne vivre chez sa mère en 1994 ou 199582{{,}}83. Le soir de l'explosion, pour la première fois depuis le début des Jeux, Jewell a demandé une pause de 15 à 84{{,}}85{{,}}86{{,}}87{{,}}88.

Le , le FBI envoie l'agent du Bureau d'investigation de Géorgie, Tim Attaway, devenu ami de Jewell au parc du Centenaire, à son domicile afin d'essayer de lui faire avouer le crime89{{,}}90. Invité à manger des lasagnes au domicile de Jewell, Attaway lui demande de raconter ce qui s'est passé, pendant près de deux heures, alors qu'il a un micro caché sur lui91. Les agents proposent à Jewell de l'interroger dans un restaurant, ce qu'il accepte92.

Son nom fuite dans la presse, et l'enquête s'apprête à devenir publique. Informés officieusement, les journalistes se pressent à l'extérieur du domicile de Richard Jewell et l'interrogent lorsqu'il en sort, lui demandant s'il est le poseur de bombe, ce qu'il nie. Pressé par la presse, le FBI se rend également à son domicile pour l'interroger avant que l'enquête ne fuite dans les journaux. Changeant le plan initial, deux agents lui demandent de les suivre sous prétexte de réaliser une vidéo d'entraînement pour les premiers intervenants93{{,}}{{,}}. Ravi de pouvoir aider des policiers , Richard Jewell accepte volontiers. Alors qu'il pense être filmé dans le but de réaliser une vidéo de formation, les enquêteurs commencent par lui lire ses droits Miranda devant la caméra et tentent de lui faire abandonner son droit constitutionnel d'avoir un avocat avec lui{{,}}94. Atlanta Journal].}}

Journal local, ** est sous pression et se doit d'être le premier média à diffuser les informations sur l'affaire, en raison de sa longue présence dans la région{{,}}95{{,}}96. Le quotidien publie une édition spéciale intitulée ** le dans laquelle Kathy Scruggs et Ron Martz écrivent : Un autre article du journal, rédigé par Dave Kindred, fait le parallèle entre Jewell et le tueur en série Wayne Williams97.

L'information du journal local est reprise par tous les principaux médias dans la journée98. Elle fait la une de toutes les chaînes de télévision, des principaux journaux américains : **99, **, le **100 et le **101. L'information est également relayée par tous les médias internationaux qui diffusent les Jeux olympiques102. Lorsqu'il rentre de son entrevue avec les agents fédéraux, Jewell doit avancer au milieu d'une meute de journalistes qui tentent d'obtenir sa réaction{{,}}.

Les enquêteurs fouillent son appartement à trois reprises lors des deux semaines suivant l'attentat103. Ils en sortent des caisses contenant de nombreux objets personnels de la famille et tout contenant qui pourrait être utilisé pour fabriquer une bombe104. Sa voiture, un pick-up Toyota bleu, est saisie sous les yeux des journalistes105. Les policiers se déplacent également à l'université Piedmont pour savoir s'il n'a pas utilisé un ordinateur de l'université et son accès Internet pour préparer l'attentat106. Le samedi , le FBI se rend chez lui pour prendre un échantillon de cheveux, ses empreintes digitales et lui faire réaliser un enregistrement audio de sa voix dans lequel il doit répéter le message 107.}} Son avocat, Watson Bryant, reporte la date de l'enregistrement vidéo qui ne fait pas partie du mandat108.

Richard Jewell restreint ses déplacements et reste dans l'appartement qu'il partage avec sa mère109. Dans le mois suivant l'accusation publique dont il est la cible, il ne sort qu'à cinq ou six reprises à l'extérieur du domicile familial110. Jewell peine à dormir, il passe son temps à regarder la télévision, à jouer à des jeux vidéo comme ** et à lire des magazines111{{,}}112. Il reçoit près d'un millier d'appels téléphoniques quotidiennement après qu'un anonyme a posté le numéro de téléphone de sa mère sur Internet113. Chacun de ses déplacements est scruté par une vingtaine de journalistes qui le suivent en permanence114. Plusieurs médias louent des appartements à des habitants du voisinage115.

Dans son émission **, Jay Leno l'appelle et dit de lui qu'il « a une effrayante ressemblance avec l'homme qui a détruit Nancy Kerrigan. »

Innocenté

Dès les premiers jours de l'accusation, ** note plusieurs incohérences entre le profil du poseur de bombe et Jewell116. La voix de l'appel prévenant de l'attentat est celle d'un homme sans accent, tandis que Jewell a un accent du Sud des États-Unis117. De plus, le quotidien note que s'il est le terroriste, Jewell s'est mis en sérieux danger parce qu'il était à proximité de la bombe lors de l'explosion118.

Barbara Jewell part en campagne pour défendre son fils. En , elle prend la parole pour demander au président Bill Clinton de faire une déclaration publique pour innocenter Richard119. En campagne présidentielle pour sa réélection, Bill Clinton ne prend pas le risque de répondre à l'appel120. Le , elle décrit dans l'émission télévisée ** la manière dont les enquêteurs ont emporté les affaires de sa maison, les armes de son fils et l'ensemble de ses Tupperware121. L'émission présente Richard Jewell comme un infortuné innocent qui est constamment poursuivi par le FBI et des médias122. L'émission convainc le procureur général Janet Reno de demander aux agents du FBI de revoir leur enquête123.

Près d'un mois après l'attentat, Richard Jewell passe au détecteur de mensonge manipulé par un ancien agent du FBI, pendant près de sur deux jours124. Ses avocats dévoilent les résultats qui indiquent qu'il n'a aucune implication dans l'attentat125. Ils demandent à de nombreuses reprises à ce qu'il soit officiellement innocenté, bien qu'il n'ait jamais été officiellement accusé. Début octobre, Richard Jewell répond pendant plus de sur deux jours aux enquêteurs du FBI pour définitivement infirmer ou confirmer l'accusation126. Le , l'un des avocats de Jewell reçoit une lettre du procureur des États-Unis Kent B. Alexander indiquant que son client n'est plus un suspect de l'attentat du parc du Centenaire127{{,}}128{{,}}129. Le procureur confirme à la presse qu'il est hors de cause à la suite de son récent interrogatoire avec le FBI, sauf si une nouvelle preuve apparaît130.

Le , Richard Jewell tient une conférence de presse dans l'hôtel Marriott d'Atlanta aux côtés de sa mère{{,}}{{,}}131{{,}}132{{,}}133 :

Poursuites judiciaires

L'affaire Jewell se révèle être une nouvelle catastrophe pour le FBI qui est sous pression après avoir donné à la Maison-Blanche des informations confidentielles et à la suite de la supposée couverture du double meurtre commis par des agents du FBI dans l'affaire Ruby Ridge134. Le directeur du FBI Louis Freeh envoie en une note au personnel indiquant qu'il n'abandonnerait pas son poste malgré ces affaires135. En novembre et décembre, l{{'}} conduit une longue enquête sur les potentielles failles de l'agence fédérale136{{,}}137{{,}}138. Le FBI reconnaît ses erreurs dans la tentative d'interrogatoire piégé de Jewell alors qu'il souhaitait coopérer pleinement avec les enquêteurs139. Lorsqu'il témoigne devant le sous-comité du crime de la Chambre des représentants des États-Unis, Richard Jewell déplore les questions restées sans réponse après cette enquête du département de la Justice140{{,}}141.

Blanchi par les enquêteurs du FBI, Richard Jewell entame des poursuites judiciaires avec l'aide de ses avocats contre les médias qui l'ont dépeint comme le poseur de bombe des Jeux olympiques d'Atlanta142{{,}}143. En , la chaîne NBC accepte de lui verser la somme de contre l'abandon de ses poursuites en diffamation pour les commentaires du journaliste Tom Brokaw144{{,}}145. Un mois plus tard, CNN trouve un arrangement financier avec Richard Jewell contre l'abandon de toute poursuite contre la chaîne146, tout comme la station de radio d'Atlanta WKLS-FM qui a utilisé l'image de Jewell sur des affichages publics sans son autorisation147.

En , l'agent de sécurité dépose une plainte pour diffamation contre l'entreprise Cox, propriétaire de nombreux titres de journaux à Atlanta, notamment ** (AJC)148. Premier titre de presse à l'avoir présenté comme l'accusé de l'affaire, l'AJC n'accepte pas d'accord avec Jewell et se défend au tribunal149. Au terme d'une procédure judiciaire de plus d'une décennie, marquée par le témoignage de plusieurs éditeurs du journal qui rapportent leurs préoccupations vis-à-vis des articles visés150, la justice retient que Jewell est une personnalité publique et un accusé dans l'affaire lors de la publication des articles du journal, écartant tout dédommagement151{{,}}152{{,}}153.

En , Richard Jewell dépose une plainte pour diffamation contre le New York Post devant la cour fédérale du district de New York et demande de dollars de dommages154. Le journal met un terme aux poursuites contre un montant inconnu155. En , Jewell trouve un accord financier avec l'université Piedmont, son ancien employeur, pour l'abandon des charges judiciaires contre eux156.

Avec l'argent obtenu des premiers arrangements financiers, Richard Jewell paie ses frais d'avocat, achète une nouvelle voiture, un ordinateur, et déménage dans le nord d'Atlanta157. En 2006, Jewell déclare à l{{'}}** que 73 % de l'argent obtenu de ces accords a servi à payer ses avocats et les taxes du gouvernement158. Il utilise le solde de ces montants principalement pour acheter une habitation à sa mère159.

Fin du cauchemar

En , Richard Jewell fait une apparition dans l'émission ** lors de laquelle il déclare que son « nom est ruiné pour toujours160{{,}}161 » bien qu'il soit blanchi par les enquêteurs162. Au printemps, la Chambre des représentants de l'État de Géorgie adopte une résolution le célébrant comme héros mais lui demande de rester chez lui163. L'ancien agent de sécurité peine à vivre avec sa nouvelle notoriété164. Les journalistes continuent de suivre la famille Jewell165. En , il est pris à partie alors qu'il tente d'assister anonymement à une rencontre de baseball des Braves d'Atlanta166{{,}}167. Il devient méfiant et paranoïaque168. En 1997, il rencontre également Michael Moore et fait une apparition dans son troisième film intitulé **169.

Souhaitant redevenir anonyme et retravailler dans la police, Jewell postule dans les services de son État natal170. Il enchaîne les refus, jugé sous-qualifié ou en surpoids171. En même temps que sa recherche d'emploi, Richard entraîne une équipe de jeunes de baseball et travaille avec ses avocats dans les différentes procédures judiciaires172. Un entrepreneur en construction le recrute en tant qu'ouvrier, mais Jewell quitte son emploi après sa première journée173.

En , Richard Jewell est recruté comme policier à Luthersville, une localité d'environ à environ au sud d'Atlanta174{{,}}175. Le commissariat reçoit des lettres et appels de remerciements de divers pays à travers le monde pour avoir recruté Jewell176. Dans son travail quotidien, il sauve deux enfants de , l'une qui a bu de l'eau de Javel et l'autre qui a régurgité son lait177. Il tente d'apprendre l'espagnol en autodidacte178. En , Jewell est honoré lors des célébrations de la fête nationale à Carmel dans l'Indiana179. Il poursuit sa carrière dans la police comme agent à Pendergrass et Senoia180. En 2004, son coéquipier meurt par balle à la suite d'une course-poursuite avec un suspect181.

Le , recherché pour l'attentat, Eric Rudolph est placé sur la liste des dix fugitifs les plus recherchés du FBI182. Capturé le 183, il est condamné le à deux peines de prison à vie sans possibilité de libération184. Jewell assiste au procès et aux aveux d'Eric Rudolph{{,}}.

En 2006, Jewell fait part de son expérience à des classes universitaires de journalisme185. Lors du dixième anniversaire de l'attentat du parc du Centenaire, le gouverneur de l'État de Géorgie Sonny Perdue remercie Jewell au nom de l'État de Géorgie pour avoir sauvé des vies le 186{{,}}187. En , il apprend qu'il souffre de diabète188. Son état de santé se dégrade, des troubles rénaux l'obligeant à être sous dialyse189{{,}}190. Il est également amputé de plusieurs orteils191{{,}}192. Le , sa femme Dana, qu'il a épousée en 1998193, le trouve mort sur le sol de sa chambre, à son domicile dans le comté de Meriwether194{{,}}195{{,}}196{{,}}197. L'autopsie menée le lendemain révèle des troubles cardiaques, largement imputés à son diabète, ayant causé un infarctus198.

Adaptation en film

Le Cas Richard Jewell}}

En , les studios 20th Century Fox acquièrent les droits de l'article de Vanity Fair intitulé ** afin d'en faire une œuvre cinématographique199. L'acteur Jonah Hill, pressenti pour jouer le rôle de Richard Jewell200, présente le projet lors du **201. Le projet est produit par Leonardo DiCaprio. Les deux acteurs prévoient de tourner à nouveau ensemble après le succès du film Le Loup de Wall Street202. Le scénariste du projet est Billy Ray203. Paul Greengrass204, Ezra Edelman 205 et Clint Eastwood206 sont pressentis pour réaliser le film. Ce dernier en devient le réalisateur avec Paul Walter Hauser dans le rôle de Jewell et Sam Rockwell dans celui de son avocat. Le film sort dans les salles de cinéma en aux États-Unis et en en France207. Il fait polémique aux États-Unis en raison des attaques portées par le scénariste à l'encontre du quotidien The Atlanta Journal-Constitution sous-entendant notamment qu'une de ses journalistes a obtenu une information d'un agent du FBI en échange d'une relation sexuelle208.

Dans la culture

Télévision

  • Série télévisée américaine Manhunt: Deadly Games de diffusé sur StarzPlay. Créé par Andrew Sodroski avec Cameron Britton dans le rôle Richard Jewell, 2019.

Cinéma

Vidéographie

Annexes

Articles connexes

Liens externes

  • [//www.c-span.org/video/?88743-1/olympic-park-bombing Audition de Richard Jewell devant le sous-comité du crime de la Chambre des représentants des États-Unis], , d'une durée de , sur C-SPAN.

  • [//law.justia.com/cases/federal/district-courts/FSupp2/23/348/2297727/ Plainte de Jewell contre NYP Holdings] sur le site Justia.

Notes et références

Citations originales

Notes

Références

Footnotes

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  20. '' |auteur=Kevin Sack |date=29 octobre 1996 |périodique=The New York Times |page=6B |lire en ligne=https://www.nytimes.com/1996/10/29/us/he-felt-much-like-a-hunted-animal.html}}.

  21. Richard Jewell doit s'absenter quelques minutes pour aller aux toilettes, victime d'une diarrhée due selon lui à un mauvais hamburger mangé la veille.

  22. .

  23. Après la démission de l'éditeur Bill Kovach en 1988, le journal souffre d'une notable perte de réputation, traitant de sujets risibles et ne citant que très peu ses sources. Les Jeux olympiques sont l'occasion de défendre leurs sources locales.

  24. .

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  29. Une traduction libre est : « Il y a une bombe au parc du Centenaire. Vous avez . »

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  36. *|sous-titre=*Jewell tearfully condemns media, FBI for his treatment'' |date=28 octobre 1996 |éditeur=CNN |lieu=Atlanta |consulté le=24 mars 2018}}.

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  79. . Source d'origine : richard jewell. Partagé avec Licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0

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