Qu'est-ce que jérôme lavrilleux ?

Jérôme Lavrilleux, né le à Saint-Quentin (Aisne)1, est un homme politique français.

Directeur de cabinet de Jean-François Copé quand celui-ci était président de l'UMP et directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2012, il est député européen de 2014 à 2019.

Il est connu pour son rôle controversé dans l'« affaire Bygmalion ».

Biographie

Famille et études

Les Établissements Henri Lavrilleux, créés en 19672 et détenus par son père, furent une entreprise réputée d'entretien et de réparation automobile à Saint-Quentin3. Jérome Lavrilleux a passé son enfance dans le quartier Europe de Saint-Quentin, une ZUP construite au début des années 19604. Il est titulaire d'un BTS en commerce international5. Jérôme Lavrilleux est présenté comme un autodidacte de la politique au vu de son cursus.

Jérôme Lavrilleux est divorcé, sans enfant6.

Carrière politique

Alors que Jacques Braconnier vient de perdre la mairie de Saint-Quentin, Jérôme Lavrilleux adhère au Rassemblement pour la République (RPR) en mars

  1. Il y côtoie alors un autre jeune militant âgé de , Xavier Bertrand7. De 1995 à 2004, il est le directeur de cabinet du maire de Saint-Quentin, Pierre André. En 2002, quand Xavier Bertrand devient député, il lui succède au conseil général de l'Aisne, en tant que conseiller général du canton de Saint-Quentin Nord.

Il devient en 2004 directeur de cabinet du maire de Meaux en Seine-et-Marne, Jean-François Copé, après avoir été salarié de l'office HLM de la ville8. Il le suit ensuite dans ses diverses fonctions : de la présidence du groupe UMP à l'Assemblée nationale, puis au secrétariat général de l'UMP9 et enfin à la présidence de l'UMP à la suite des élections internes de 2012. Jusqu'en , Jérôme Lavrilleux a été employé, à temps partiel, par le groupe UMP à l'Assemblée nationale10. Il occupait cette fonction depuis 2007 pour une rémunération de mensuels. Christian Jacob indique que sa mission était de « coordonner les députés, en lien avec le secrétaire général du parti »11.

Au printemps 2012, il a été le directeur-adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy, chargé notamment de la logistique et de l'organisation des meetings12.

Élu au Parlement européen lors des élections européennes de 2014, Jérôme Lavrilleux démissionne de ses fonctions de directeur de cabinet de Jean-François Copé, ex-président de l'UMP, dans une lettre adressée à Luc Chatel, nouveau secrétaire général du parti le 15 juin 2014. Le 24 juin, une procédure d'exclusion de l'UMP est enclenchée à son encontre à cause de son rôle dans l'affaire Bygmalion13. Le , il quitte l'UMP14, considérant la procédure d'exclusion dont il est l'objet comme . Il met en cause les entourages de François Fillon et d'Alain Juppé dans ce qu'il considère comme un acharnement à son encontre15.

Il soutient Jean-François Copé pour la primaire présidentielle des Républicains de 201616.

Il soutient Emmanuel Macron pour l'élection présidentielle de 201717.

Parlement européen

Lors des élections européennes de 2014, il est à la tête de la liste UMP « Pour la France, agir en Europe avec Jérôme Lavrilleux » dans la circonscription Nord-Ouest. Elle obtient et 18,75 % des suffrages exprimés face à la liste de Marine Le Pen. Il est élu député au Parlement européen le 18. Jérôme Lavrilleux siège au sein du groupe du Parti populaire européen (PPE).

Jérôme Lavrilleux est titulaire dans la commission parlementaire « Emploi et affaires sociales » et suppléant dans la commission « Pétitions ». Il est membre titulaire de la délégation pour les relations avec le Canada et membre suppléant de la délégation pour les relations avec l'Afrique du Sud.

Affaire Bygmalion

Le journal Le Point publie en février 2014 une enquête accusant l'équipe de campagne de 2012 de Nicolas Sarkozy d'avoir payé des prestations de l'entreprise Bygmalion à un tarif trop important19. En tant que directeur adjoint de cette campagne, Jérôme Lavrilleux reconnaît le sur BFM TV qu' car , mais que et qu'il dans cette affaire20. Pourtant dans un article daté du 18 juin, Le Figaro reproduit un SMS de Jérôme Lavrilleux, remontant à 2012, indiquant que Jean-François Copé et Nicolas Sarkozy auraient bien été informés des dépenses excessives liées à la campagne présidentielle de 201221{{,}}22. Le 31 mai, des élus de droite dont Daniel Fasquelle et Jean-Paul Gauzès demandent la démission de Jérôme Lavrilleux après ses révélations23 sur BFMTV dans le cadre de l'affaire Bygmalion24. De plus, Jérôme Lavrilleux affirme qu'Éric Cesari et Guillaume Lambert ont participé à la « ventilation des comptes » permettant de déterminer les factures qui ont été attribuées à l'UMP et celles attribuées aux bilans financiers de campagne de Nicolas Sarkozy25.

Dominique Dord, ancien trésorier de l'UMP, indique ses réserves concernant les allégations de Jérôme Lavrilleux. Il rappelle que le « clan Sarkozy » conteste cette version. C'est aussi le cas de Christian Estrosi et de Nathalie Kosciusko-Morizet26.

Le , le Parlement européen lui retire son immunité parlementaire à la demande des juges parisiens enquêtant sur l'affaire27. Il est mis en examen le 15 juin28.

Le jeudi 3 juin 2021, lors du procès en première instance, il est le premier responsable de l’UMP à reconnaître à la barre qu'un système de fausses factures a été mis en place en vue de pouvoir dépasser le plafond de dépenses des partis autorisées par la loi, mais affirme que et que lui n'a pas 29. Le , le parquet requiert une peine de prison de 3 ans avec sursis et 50.000 € d'amende30. Le 30 septembre 2021, il est reconnu coupable de financement illégal de campagne et est condamné à trois ans de prison dont un avec sursis ainsi qu'à une privation de droits d’éligibilité pendant 3 ans31. Dans une interview accordée à BFM TV le 1er octobre 2021, il affirme les larmes aux yeux qu'il fera appel de la décision de justice malgré le risque d'un jugement plus sévère, et qu'il « n'ira jamais en prison »32{{,}}33{{,}}34.

Après la politique

Une fois son mandat de député européen terminé, il ouvre un gîte en Dordogne en 201935{{,}}36. Il a une société exerçant dans le domaine de la communication politique. La société a notamment pour client la commune de Rillieux-la-Pape à partir de 2020 dont le maire est Alexandre Vincendet. Vincendet est élu député en 2022 et prend Lavrilleux comme collaborateur parlementaire37{{,}}38.

Synthèse des fonctions et mandats politiques

Mandats électifs

  • Conseiller général de l'Aisne (2002-2014)39
  • Député européen (2014-2019)

Responsabilités politiques

  • Directeur de cabinet du maire de Saint-Quentin (1995-2004)
  • Directeur de cabinet du maire de Meaux (2004-2007)
  • Directeur de cabinet du Président du Groupe UMP à l'Assemblée nationale (2007-2010)
  • Directeur de cabinet du secrétaire général de l'UMP (2010-2012)
  • Directeur de campagne adjoint de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy (2012)
  • Directeur de cabinet du président de l'UMP (2012-2014)

Décoration

Le , Nicolas Sarkozy lui remet les insignes de chevalier de l'ordre national du Mérite40.

Notes et références

Voir aussi

Articles connexes

Liens externes

Footnotes

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  2. « Fiche entreprise Établissements Henri Lavrilleux », BFM VERIF, 2008.

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  14. Tristan Quinault Maupoil, « Lavrilleux sur Sarkozy : "On ne peut pas se présenter juste pour gagner une immunité" », lefigaro.fr, 5 septembre 2016.

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  26. « Affaire Bygmalion : Jérôme Lavrilleux mis en examen », lemonde.fr, 15 juin 2015.

  27. .

  28. .

  29. Lavrilleux démissionne du conseil général de l’Aisne

  30. AFP, « Les copéistes réunis chez Sarkozy pour la décoration d'un proche de Copé », L'Express, 15 octobre 2012. Source d'origine : jérôme lavrilleux. Partagé avec Licence Creative Commons Attribution-ShareAlike 3.0

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